Nous sommes partis plonger en Bretagne au club de plongée « Crouesty Dive Center » basé au port du Crouesty, proche de la sortie du Golfe du Morbihan.
Nous étions un groupe de 11 personnes aimant la biologie marine.

Après plusieurs semaines de pluie et de froid, ce week-end de juin apparaît chaud et ensoleillé. Les coefficients de marée sont bas, ce qui promet peu de courants et des plongées plus agréables, en particulier pour les premières bulles.
La température de l’eau dans le Golfe est de 17°C; nous revêtons les combinaisons de plongée appropriées avec parfois un peu de difficultés…Pas de plongée nitrox, nous plongeons donc tous à l’air.

Nous embarquons dans un long zodiac très confortable mais attention, l’échelle pour remonter à bord est une petite échelle légère et souple, pas vraiment pratique pour tout le monde…
Entre le centre de plongée et les plongées dans le Golfe, 15 minutes de navigation suffisent.

La première plongée se fait sur le site « les Gorets », le long de l’île longue. La chasse sous-marine est interdite dans le Golfe du Morbihan et les poissons ne craignent pas les plongeurs.
Dans une profondeur située entre 8 et 20 mètres, nous observons les vieilles, poissons communs en Bretagne mais ici, elles sont particulièrement grosses et peu sauvages.
Mulets, blennies, congres, homards, étrilles et seiches…

Dans un décor de gorgones oranges posées sur un petit tombant à côté d’un fond parsemé de coquillages morts, d’étoiles de mer et de comatules.
Cette étoile de mer dressée sur ses cinq bras est en position de ponte.

Nous plongeons ensuite sur « La cale », de l’autre côté de l’île longue où subsiste les vestiges d’anciens parcs à huîtres. Là aussi, un tombant est couvert de gorgones.

Dans les trous se retrouvent homards et congres.
Une coquille St Jacques morte sert de refuge à tout un tas de petits animaux: des ascidies blanches qui filtrent d’eau et un petit gobie aux yeux verts.

Un autre gobie s’abrite sous une roche.

Nous avons de la chance, aujourd’hui, pas de vent, peu de courant, nous plongeons sur « Les Greguants », petits rochers situés au milieu du Golfe qui affleurent à peine. Nous y retrouvons homards, congres, blennies et gobies.
De nombreux vers spirographes étalent leur panache de branchies. Si le plongeur s’approche trop près, le vers se rétracte rapidement dans son tube.

Dans l’herbier de zoostères, ces fines plantes vertes retournées à la mer, il paraît qu’il y a des hippocampes et des syngnates mais nous ne les avons pas trouvé.
Voici notre plongée en mer et une demi heure suffit à notre zodiac pour nous emmener près de l’île de Houat sur « les Béniguets ».
Cette plongée en mer est bien différente de celle dans le Golfe. Nous trouvons dans les premiers mètres les grandes laminaires brunes. Il vaut mieux ne pas les regarder trop longtemps battre au rythme de la houle pour éviter d’attraper le mal de mer…
En descendant le long du tombant,situé entre 15 et 20 mètres, nous trouvons de nombreuses espèces d’éponges.

Ces animaux, au bas de l’échelle de l’évolution, filtrent l’eau afin d’y attraper les fines particules planctoniques dont elles se nourrissent.

Les rochers sont tapissés d’anémones bijoux, les Corynactis.

Ces anémones possèdent des couleurs vives.

Leur multiplication asexuée ou végétative par bourgeonnement conduit à former de grands groupes de couleur qui semblent d’une infinie variété.


Sur la roche, nous observons aussi quelques coraux solitaires.

Entre deux rochers, semblant presque coincés, des tourteaux nous observent. Nous croisons aussi des araignées. En juin elles sont remontées des profondeurs pour se multiplier.

Sous un rocher, un homard apparaît, peu farouche.

De gros oursins sont souvent fixés le long du tombant dans des anfractuosités à l’abri du courant.

De grosses boules orange, souples et hérissées de touffes blanches sont des alcyonaires, des Cnidaires tout comme le sont les coraux et les anémones. Ils profitent du courant pour attraper les particules planctoniques qui passent à leur portée pour s’en nourrir.

Nous ne retrouvons pas les gorgones du Golfe qui sont trop fragiles pour résister à la houle et au fort courant.
Les vieilles sont là mais plus farouches. Elles sont souvent accompagnée de crénilabres qui les nettoient. Certains poissons sont occupés à happer des algues pour construire leur nid.

Dans certaines zones, les ophiures forment des bancs compacts. Ici, plusieurs étoiles de mer glaciaires s’attaquent à la carapace d’un tourteau mort.

Les anémones marguerites peu discrètes attirent le regard du plongeur.

Nous rentrons au port du Crouesty bien arrosés par les embruns salés. Le week-end est fini mais ce fut un vrai plaisir! Sûr, nous recommencerons !

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