Carnet de plongée à Zanzibar : immersion au cœur d’une biodiversité récifale variée.

Si Zanzibar fait rêver pour ses plages de sable blanc rectilignes, qu’en est-il réellement une fois le détendeur en bouche ? Loin des clichés de cartes postales ou des promesses de fonds spectaculaires, j’ai voulu explorer par moi-même ce que l’océan Indien cache sous ses eaux turquoise.

Après 16 heures de vol de Paris Charles de Gaulle à Abu Dhabi puis Zanzibar, j’arrive un matin de fin septembre. La vue du hublot laisse apparaitre le nord de l’ile de Zanzibar avec au loin l’atoll de Mnemba.

La température est de 26 °C.

Je suis attendue par un taxi qui va m’emmener au Sunshine Marine lodge situé au Nord Est de l’ile, avec une heure et demi de route. La capitale me parait très étendue. La conduite à gauche est le témoin de la colonisation anglaise.

Les villageois sont en majorité des piétons qui marchent le long des routes. De ce fait, les routes sont entrecoupées de ralentisseurs qui obligent la conduite « au pas ». Après avoir traversé de nombreux petits villages, roulé sur de belles routes entretenues et d’autres beaucoup moins, nous arrivons. Végétation tropicale, oiseaux, ici l’atmosphère « nature tropicale » accueille et séduit la touriste naturaliste que je suis. Les lodges, en forme de chalets sont face à la mer avec une vue imprenable sur l’ile de Mnemba et le lever de soleil. Les chambres sont très spacieuses, un grand lit, une moustiquaire, des tapisseries locales sur les murs. Tout est prévu pour un excellent séjour.

Sunshine marine lodge, vue de la chambre

Je prends le temps d’explorer le jardin très riche en végétation, fleurs, plantes grasses et nombreux animaux. Les oiseaux tout d’abord, ont beaucoup de choses à dire. Il y a des lézards, plusieurs espèces, des geckos, des mantes religieuses.

Un lézard profite des premiers rayons de soleil
Une mante religieuse monte la garde sur un chemin
Lever de soleil sur l’atoll de Mnemba

Les plongées

Le club de plongées intégré au lodge est une fourmilière ou de nombreux plongeurs, guides et moniteurs s’équipent. J’ai hâte de retrouver les fonds marins de l’océan indien. Pour aller sur les sites de plongée, nous devons aller sur la plage à 8 km de là et nous prenons le minibus qui nous attend.

Nous arrivons sur une grand plage au sable très fin et très blanc, (lunettes de soleil indispensables !). Nous montons dans une grande barque qui va nous mener au bateau.

Les bateaux de plongée

Les bateaux de plongées sont des bateaux typiques en bois. Nous sommes entre 5 et 10 plongeurs, de 2 à 4 par palanquée.

La construction « invasive » d’hôtels en bord de mer liés à l’afflux touristique « non contrôlé »

Après avoir plongé avec mon appareil photo pendant plus de 40 ans, j’ai décidé de vivre mes plongées « en direct » sensitivement » et plus à travers un objectif réduit, et des questionnement macro? je me positionne où? Je dirige mes flash comment? Quelle vitesse? Donc, maintenant, c’est la plongée cool!

Mon guide local est Salum Toro, très attentif à la préparation de chaque plongée, connaissant très bien le milieu, il est inégalable pour débusquer les poissons feuilles pourtant très mimétiques.

L’eau est à 26°C. Dans ces plongées à vitesse très réduites et qui durent près d’une heure, nous avons tout le temps d’explorer les moindres recoins, d’observer les nudibranches et ce que j’adore, me fondre dans les bancs de poissons.

Comme je n’ai pas fait de photos, j’ai puisé dans mes réserves de photos sous-marines de l’océan indien dont l’ambiance était similaire et tout en respectant la similarité espèces rencontrées.

Gaterins rayés (Plectorhynchus orientalis)

Autour de l’atoll de Mnemba, les plongées sont nombreuses et variés.

Depuis le réchauffement des eaux de 2024, de nombreux coraux sont morts. Cependant, il reste plusieurs espèces de coraux comme des Pollicipora ou les Porites sur certains sites.

Nous croisons souvent des bancs de poissons sur le bord du récif.

Fusiliers tricolores (Pterocaesio tile)
Lutjans à lignes bleues (Lutjanus kasmira)

Parmi tous ces poisson une carangue bleue monte la garde.

Carangue bleue (Caranx melampygus)

Il ne faut jamais oublier de regarder dans le bleu ! Il s’y passe souvent quelques chose. Ici, un grand banc de platax , en biais, nageaient contre le courant.

Nous croisons souvent des poissons papillons en particulier le poisson papillon de Klein. C’est un omnivore à dominance carnivore. Il se nourrit de polypes de coraux, de zooplancton, de petits invertébrés benthiques et d’algues filamenteuses qu’il boute sur le récif.

Poisson-papillon de Klein (Chaetodon kleinii)

Nous avons eu le loisir d’observer le relativement rare poisson ange empereur.

Posé sur un rocher ou un corail mort, le poisson lézard nous surveillait. Chassant à l’affût, il attend immobile qu’une proie passe à sa portée.

Dans une faille, le trou d’une grotte surgit la murène tachetée assez commune à Zanzibar

Murène javanaise (Gymnothorax javanicus)

Nous avons rencontré plusieurs fois la squille multicolore qui vaquait à ses occupations.

Squille multicolore ( Odondactylus scillarus)

Les anémones de mer ont toujours leur attrait avec les poissons clowns qui vivent en symbiose avec elles.

Anémone de mer et de petits labres que se protègent à proximité de ses tentacules venimeux.

Zanzibar? J’y retournerai


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