Je vous invite au voyage au gré des sable que j’ai récolté soit sur les plages soit en plongée et à leur observation au microscope. Il
Les trésors de plage que je vous présente ne sont pas récoltés avec un détecteur de métaux pour collecter quelques pépites d’or mais photographiés au microscope. Les grains de sables, laisses de mer comme les foraminifères, les restes coralliens, ou les coquillages me régalent par leur beauté. Sur chaque plage, les espèces sont différentes. Je les photographie et partage ces photos avec vous. Pour la plupart, il s’agit d’un grossissement x 40.
Le sable témoin de l’environnement de la plage possède dans ses grains la mémoire géologique et biologique propre à chaque plage.
Les grains de nature géologiques sont plus ou moins polis, colorés, ou sous formes de cristaux.
Les parties biologiques sont les plus fragiles et se dégradent plus facilement (frottements, vagues, vente). Elles sont représentées par les cnidaires (restes coralliens, le coralligène), les éponges (spicules généralement siliceux), les coquillages (gastéropode et bivalves essentiellement), les échinodermes (oursins), les bryozoaires, des crustacés (coquilles d’ostracodes), les poissons (vertèbres). Il va sans dire que ces tableaux de laisses de mer microscopiques sortent de l’observation au microscope et c’est l’objet d’un travail de patience, d’observation microscopique, de photographie puis de détourage avec un logiciel approprié et enfin de transfert sur un « tableau ».
Ce sont les grains de nature biologiques que je collecte toujours au plus près de la mer voire sous la mer.

Situé en Charente-Maritime, Ronce-les-bains possède des plages abritées face à l’île d’Oléron et des plages exposées face à l’Océan Atlantique. Les grains de sables sont donc différents, plus ou moins poli par la mer et le vent.
Sur ce tableau, des foraminifères, des ostracodes, des vertèbres de petits poissons, un spicule d’oursin et un micro gastéropode.
La Bretagne nous offre une grande variété de plages et de sables.
Ici, peu de foraminifères. Quelques Rosalina rouge et surtout, ces petits morceaux de verre effilés et très géométriques, des spicules d’éponges, c’est à dire des éléments du squelette des éponges qui leur confère une certaine rigidité. Des chercheurs ont récemment découvert que ces spicules parfaitement géométriques sont utilisés par les éponges comme des fibres optiques afin de canaliser la lumière. En effet, les éponges vivent souvent dans des milieux faiblement éclairés, (richesse en plancton, profondeur…).
La lumière, c’est pour les cyanobactéries avec lesquelles elles vivent en symbiose. Alors , qui sont les inventeurs de la fibre optique ? L’homme il y a dix ans ? Non! les éponges, il y a 530 millions d’années !!!
Nous avons BEAUCOUP à apprendre de la nature ! Alors, observons là !
Plus au Sud et toujours en Bretagne, nous nous retrouvons sur l’île de Houat sur une grande plage calme, aux eaux turquoises, on se croirait sous les tropiques…et… Merveille!

Foraminifères , ostracodes, Ile de Houat
Au large du Golfe du Morbihan, l’île de Houat est encore sauvage. Ici, de nombreux foraminifères (Elphidium, Ammonia, milioles), morceaux de test d’oursin, ostracodes.

Dans le sud du Morbihan, de belles plages montrent ses richesse à qui veut bien chercher et observer. Damgan. Ici, la Vilaine rencontre la mer et cette zone est riche en biodiversité même sui l’on peut guère parler d’estuaire car le barrage d’Arzal fait entrave au passage d’eau de mer en amont et donc on passe directement de l’eau douce de la Vilaine à l’eau de mer.
Ici, des foraminifères, Ammonia et Elphidium abondent dans le sable.



Caleta de Famara est une petite ville de Lanzarote aux iles Canaries. Elle possède une grande plage exposée aux vagues de l’océan Atlantique. Cependant, dans les zones protégées, de très nombreux micro coquillages, ostracodes et foraminifères demeurent entiers.


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