
La méduse rayonnée ou méduse boussole Chrysaora hysoscella possède une ombrelle régulière de 10 à 30 cm de diamètre ornée de 16 bandes radiales brunes. Ses filaments pêcheurs longs fins et blanchâtres sont urticants. Cette méduse est carnivore et capture de petites proies grâce à ses cellules urticantes. Elle se rencontre en Méditerranée et en Atlantique Nord et Est en particulier au printemps.
Chrysaora vient de Chrysaor, fils de Poséidon et de Méduse, dieu de la lumière en référence aux rayons dorés rappelant son épée d’or.
Méduse rayonnée échouée sur une plage
Méduse rayonnée à Billiers

La physalie Physalia physalis encore appelée galère portugaise est une colonie constituée d’une multitude d’hydraires (petits animaux urticants) regroupés pour former un individu « d’ordre supérieur » où chaque individu possède un rôle précis, nourriture, défense, reproduction ou sustentation. Un grand flotteur remplit de gaz maintient l’animal à la surface de l’eau à la merci des vents et des courants. Les tentacules urticants peuvent traîner sur plus de 10 mètres sous le flotteur.

Physalie à Madère, flotteur gonflé et entrainée par le vent et le courant.
La physalie possède un pouvoir très urticant peut être dangereuse pour les baigneurs. Cette méduse fréquente la haute mer. Cependant lors de fortes tempêtes, elle peut se retrouver sur nos côtes. Ainsi, elles ont débarqué dans le Finistère en 2023.
La physalie (suite)
C’est en étudiant cette méduse sur le bateau que Richet et Portier découvrirent l’anaphylaxie en 1901 sur le bateau du prince Arbert 1er de Monaco.


Pélagie (Pelagia noctiluca)
La pélagie Pelagia noctiluca est une belle petite méduse qui possède une ombrelle crénelée de 17 cm environ (parfois moins), ornée de verrues roses et mauves.
Ses verrues contiennent des cellules urticantes, les cnidocystes.
Ses 8 tentacules blanchâtres de 40 à 60 cm de long sont aussi très urticants.
Cette petite méduse commune en Méditerranée occasionne tous les étés de nombreuses brûlures aux plongeurs et aux nageurs.
Elle est occasionnellement présente en Bretagne.

Pélagie en Mer Méditerranée qui déploie ses longs filaments pêcheurs
La cyanée bleue ou méduse chevelue Cyanea lamarkii possède une ombrelle bleue de 15 à 30 cm de diamètre. Ses tentacules urticants sont très nombreux évoquant une chevelure et mesurant jusqu’à plusieurs mètres. Elles provoquent des brûlures très désagréables. Cette méduse vit en pleine mer mais elle peut être portée à la côte par les courants. Elle vit en Atlantique, Manche et mer du Nord.
Cyanée bleue au large de l’ile de Houat

Elle se nourrit de poissons et de crustacés récupérés par ses tentacules.
Elle est souvent accompagnée par de jeunes poissons (morues, maquereaux) auprès de laquelle ils trouvent protection et nourriture.
Les vélelles forment des colonies flottantes à l’aspect de radeau. Elles sont constituées d’un disque cartilagineux surmonté d’une voile triangulaire rigide.


Leur forme est ovale, de couleur transparente à bleu foncé. Elles mesurent de 3 à 6 cm. La vélelle est planctonophage* et se nourrit en capturant les microorganismes du plancton* grâce à des polypes pêcheurs nourriciers qui sont suspendus en cercle sous le disque. Ces derniers sont garnis de cnidocytes* qui harponnent les petites proies.

Vélelle vue du dessous à travers la loupe binoculaire
Et voici une espèce qui n’est pas habituelle sur les côtes bretonnes mais les tempêtes successives d’Ouest et Sud Ouest l’on poussé et elle s’est échouée sur nos côtes, ici à Damgan. Je l’ai trouvé encore vivante. C’est la physalie. Elle mesurait environ 12 cm, trouvé le 2 décembre 2025.



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