Stage botanique en Haute Maurienne

Je suis partie en juillet 1994 pour un stage botanique en Haute Maurienne encadré par Pascal Jarige, expert en botanique qui organise de nombreux voyages en France, en Europe et même au delà…

Si vous aimez déterminer les plantes que vous trouvez sur les bords du chemin, vous allez adorer.

Si vous aimez prendre le temps de faire des photos de fleurs ou de papillons qui virevoltent autour de vous, ce stage est pour vous.

Si vous venez faire de la rando et que vous voulez marcher, marcher, marcher… Alors, il faudra choisir …d’autres vacances…

Nous étions six, prêts à arpenter les sentiers montagnards de la Haute Maurienne pour découvrir des merveilles botaniques, petites fleurs, belles plantes voyantes ou très discrètes, dans un cadre magnifique.

Le temps annoncé était très maussade, pluvieux mais finalement, nous avons eu de la chance et le soleil s’est montré de plus en plus généreux au fur et à mesure que le stage progressait.

Juste le temps de poser les bagages à l’hôtel et nous partons déjà sur un petit sentier forestier dans une forêt d’épicéas. Nous observons donc une végétation des milieux ombragés avec une grande quantité de Mélampyres.

 Fin juillet, c’est tard en saison pour les orchidées mais nous avons pu observer Dactylorhiza fuchsii avec des dessins violet sur le labelle et Gymnadenia conopsea dans les endroits un peu plus lumineux.

J’observe une zygène de la filipendule qu s’est posé sur l’orchidée. Vat-elle ressortir avec des pollinies (grains de pollen des orchidées) sur la tête? Je guette, mon appareil photo prêt à déclencher. Oui, le papillon ressort avec des pollinies mais collées sur la trompe. Avec ce « chargement », il fécondera une autre orchidée de la même espèce…

A l’ombre nous avons aussi trouvé encore des orchidées, des Epipactis pourpres.

Le lendemain, Pascal Jarige nous emmène vers des prairies d’altitude où la

végétation est totalement différente.

De très nombreux rhinanthe colorent les pelouses en jaune.

La campanule de Scheuchzer est fréquente et selon les endroits, la campanule barbue est plus rare .

Trop tard pour de nombreuses orchidées qui sont en graines dans ces pelouses.

Il faudra revenir plus tôt en saison…

Nous partons explorer une zone humide où peut-être nous trouverons une belle orchidée, l’Epipactis des marais.

Alors là, non seulement nous trouvons l’Epipactis mais il y en a une quantité

impressionnante autour de cette petite mare!

A  l’ombre du sous-bois, une jolie orchidée se fait très discrète, c’est la Goodyère rampante. Il faut la regarder de près pour se rendre compte de toute sa beauté.

Ses fleurs blanches sont finement ornées de petis poils. 

Une forêt plus haute nous fait découvrir des ancolies noirâtres qui malgré ce nom ont une belles couleur violacée avec des étamines jaunes qui ressortent.

La grande astrance est parfois commune. Blanche, elle se remarque peu mais

certains pieds ont des fleurs roses qui sont de toute beauté.

Ici, quelques pieds de Dactylorhize de mai, une belle orchidée rose foncé, sont encore en fleurs.

Aujourd’hui, sortie au col de l’Iseran. Il fait beau et les montagnes aux alentours se détachent bien dans le ciel bleu. Ici, la flore est très différente. En altitude, il faut résister à la température très basse, les chutes de neige, les vents violents, alors les plantes se font toutes petites…

Certaines poussent en coussinets ras comme la silène acaule, rose vif, d’autre

poussent dans les éboulis, à l’abri du vent entre les pierre mais risquent de se faire ensevelir comme la linaire alpine. Certaines attirent notre regard par leur jaune vif comme les doroniques à grandes fleurs. Mais quelles fleurs attirent plus le regard que les gentianes bleues? Un bleu profond, magnifique !

Quelques touffes de couleurs et aussi des fleurs blanches comme ces marguerites des Alpes .

Et si vous trouvez, à peine au dessus des grandes touffes de graminées quelques Edelweiss, alors, vous pouvez dire que vous avez de la chance !

Elle est rouge noirâtre, assez commune en altitude, c’est une belle orchidée.

Vous avez trouvé ?

C’est la nigritelle. Comme les autres orchidées et la plupart des fleurs, elle est

étroitement dépendante des insectes pour sa multiplication.

Ces grandes « marguerites » violettes sont des asters.

Redescendons dans les prairies un peu plus basses. Nous rencontrons

l’inévitable gentiane jaune …

… Et sa cousine beaucoup plus rare, la gentiane ponctuée.

Autre pelouse d’altitude où nous recherchons encore quelques orchidées,

dont l’Orchis nain des Alpes. Il est très petit et vert, autant dire qu’il faut être

un expert pour le trouver. Le voici ! 

A côté, une autre orchidée de quelques centimètres de plus et aussi peu voyante, l’Orchis grenouille.

Dans ces prairies d’altitude, nous avons pu trouver l’Herminium ou Orchis musc, une orchidée encore bien discrète…

Encore de belles gentianes bleues se laissent admirer comme cette

gentiane des neiges

En redescendant, une prairie très pentue accueille des lis orangé. Nous prenons le risque d’aller les photographier. Ils sont si beau et hélas si rares , en France du moins…car ils sont souvent cueillis… Nos voisins italiens seraient, dit-on, plus respectueux de la nature…

Plus fréquent mais tout aussi beau est le Lis martagon.

Parmi nos ballades botaniques de la semaine, nous avons rencontré des sentiers entourés de nombreux rochers où se plaisait la très belle euphraise des Alpes.

La prochaine fois, je vous raconterai les papillons que j’ai rencontré.

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