Ecovolontariat à Madère

En mars 2013, je pars pour une mission avec Planète urgence : Pollution marine et étude de la zone autour de Madère concernant la contamination par les microplastiques flottants, la biodiversité des mammifères marins, la découverte de fonds marins biologique de fonds marins en plongée. Voila un sujet intéressant et particulièrement riche, un vaste programme.

J’embarque à Funchal sur un bateau à voile. En bateau, c’est la météo qui commande. Les deux premiers jours, il y a trop de vent pour appareiller et le bateau reste au port. Cela nous donne un peu de temps pour visiter les environs en particulier l’extrémité Est de l’île, avec et le petit village de Quinta do Lorde.

Nous avons eu très souvent du vent donc cela a perturbé l’emploi du temps prévu. Nous sommes partis de Funchal à Madère avec deux jours de retard. à nous sommes aussi restés trois jours au port.

Ensuite à Porto Santo, nous sommes restés trois jours aussi, au port. Nous sommes donc sortis pour tirer le filet à plancton et plonger que quatre fois au lieu de dix prévues. La récolte des microplastiques se fait à l’aide d’un filet à plancton tracté par le bateau pendant environ 20 minutes à une vitesse de 3 nœuds.

Les coordonnées GPS sont soigneusement notées. Le filet est ensuite remonté, le prélèvement est rincé puis versé dans une éprouvette d’un litre.

Le surnageant est conservé dans un flacon contenant une solution titrée de formol. Nous le regardons à la loupe binoculaire, ce qui nous permet d’observer quelques animaux planctoniques, méduses et petits crustacés.

Les microplastiques sont comptés et séparés en fonction de leur taille. Chaque boite est étiquetée pour être remise à Ifremer.

Le deuxième point de notre mission est l’observation des cétacés. Pendant la traversée entre Madère et l’île de Porto Santo, nous croisons de nombreux dauphins communs, deux dauphins de Risso et un rorqual commun. Ce souffle haut de 5 mètres est-il celui du grand rorqual ? Notre mission ne s’arrête pas là. Nous plongeons dans des criques abritées afin de décrire les paysages sous-marins à l’aide d’un questionnaire prédéfini.

Les fonds de Madère que nous observons sont assez pauvres. Très peu d’espèces peuplent ces fonds constitués de sable et d’éboulis plus ou moins grossiers.

Pélagie Pelagia nocticula à la remontée d’une plongée
Hydraires urticants sur des rochers. Ne pas se frotter les bras nus !

Le confort sur le bateau est celui que l’on peut attendre d’un bateau. Cela me convient.

L’observation au microscope des microplastiques flottants nous adonné une idée de leur quantité.

Lors d’une recherche de microplastiques autour de l’île de Porto Santo, le filet à plancton a coulé sur un fond de 22 mètres. Une bouée a été mouillée à l’endroit du naufrage et nous y avons plongé le lendemain. Le filet était rempli de sable et sa remontée fut laborieuse !

Le plaisir d’être sur un bateau, d’être en groupe avec un même intérêt pour la mer, la plongée, la pollution, les animaux marins

Assez. La météo n’était pas de la partie. Les fonds sous-marins de Madère que nous avons visité étaient assez quelconques.

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