
Curieuse de nature et de découvertes, j’ai observer, photographier, comprendre la vie qui nous entoure. Je suis allée à la poissonnerie. j’ai trouvé de petits poulpes et j’en ai acheté pour les manger, bien sûr. En les préparant, l’ai vu du sable dans les branchies de l’un d’eux. J’ai collecté ce sable avec précautions des fois que je trouve quelques nouvelles formes de vie. Lorsque j’ai regardé au microscope, oh! surprise, ce sable était essentiellement constitué de foraminifères.
Ce poulpe était un poulpe blanc Eledone cirrhosa (Lamarck, 1798), un petite espèce de poulpe. Il possède un corps allongé et une tête petite étroite et ovoïde, avec des yeux latéraux. Son cerveau possède trois parties : le cerveau central qui entoure l’œsophage et situé à l’intérieur de la capsule cartilagineuse, le système nerveux des bras et le lobe optique qui sont situés à l’extérieur de la capsule cérébrale. Le manteau renferme deux branchies, les viscères et les organes excréteurs et reproducteurs et est entouré de muscles puissants qui favorisent sa propulsion. Ce poulpe possède une couronne de 8 bras sub-égaux, relativement courts avec une seule rangée de ventouses sessiles insérées sur la face ventrale de chaque bras.
C’est une espèce benthique (qui vit sur le fond) à corps mou vivant sur fonds sableux et vaseux, dans l’Atlantique Nord-Est, la Manche, la mer Méditerranée et la mer du Nord. Dans ces milieux, elle se trouve généralement à une profondeur allant de 208 à 490 m et peut parfois atteindre 800 m.
Il se nourrit des crustacés (principalement des homards, des tourteaux, crabes ou crevettes), des poissons, des céphalopodes et autres.
Sa durée de vie est de 2 à 3 ans.
Eledone cirrhosa est l’une des espèces de céphalopode les plus pêchées. La pêche se fait principalement avec des chaluts de fond qui opèrent à des profondeurs comprises entre 100 m et 300 m.
Eledone cirrhosa peut agir comme hôte intermédiaire, définitif ou les Les nématodes tels que les ascaris au stade larvaire peuvent être trouvés enkystés dans les organes viscéraux et le manteau. Ce céphalopode représente la principale source d’infection chez les humains qui survient lorsque les larves de parasites sont ingérées lors de consommation des produits de mers crus, marinés ou insuffisamment cuits. Ils sont de plus en plus consommés crus en Asie et également en Europe. Ce poulpe est une source d’accumulation de métaux lourds. Une étude menée sur les côtes françaises de la Manche montre que ce spécimen est capable d’accumuler 11 métaux lourds (Cd, Ag, Fe, Cr, Mn, Pb, V, Zn, Co, Cu et le Ni) principalement au niveau de ses glandes digestives, des cœurs branchiaux et des reins. Par ailleurs l’acide domoïque a parfois été détecté dans les glandes digestives d’Eledone cirrhosa. Cet acide est une toxine algale produite naturellement par certaines espèces du genre diatomées (Pseudo-nitzschia). Il est responsable d’une maladie connue sous le nom d’intoxication amnésique. C’est ainsi que E. cirrhosa est un vecteur de transfert de l’acide domoïque vers des niveaux trophiques plus élevés dans le réseau trophique marin côtier, et sans exclure les humains. Source Wikipedia
J’ai donc observé le jour même le sable prélevé qui contenait des foraminifères vivants.

Ensuite, j’ai fait sécher le sable pour éviter que les microorganismes se décomposent trop vite dans l’eau. J’ai passé 10 jours d’observation, environ 20000 photos, oui, vingt mille ! avec 20 à 30 photos par sujet. J’ai gardé finalement 700 photos de foraminifères et de l’environnement. Pourquoi ce poulpe avait-il du sable dans les branchies? Un problème respiratoire? probablement. Ses jours étaient donc comptés. A moins qu’il se soit noyé à la remontée avec le chalut. Je ne coirs pas car il y aurait du sable avec des grains de toute taille. il n’ya avait que de rares particules minérales , seulement des restes fins environnementaux et des foraminifères.
Voici donc les nombreux foraminifères que j’ai trouvé et pas encore identifié pour la plupart.
Les noms des foraminifères viendront avec l’aide de spécialistes.

Les globigérines, des foraminifères planctoniques forment de petits globes.
Les textulaires sont aussi bien présents et très variés

Mais mes préférés, ce sont les Bulimina avec une finesse dans les formes, pour des organismes de quelques dixièmes de millimètres, quelle beauté!

1 Bulimina aculeata; 2 Bulimina marginata; 3 et 4 Bulimina sp.; 5 Bulimina elongata?
D’autres foraminifères, les Cassunlina de différentes espèces sont regroupés dans le tableau suivant.

Les espèces de forme planispirale ne sont pas en reste


Puis les textulaires


Enfin d’autres espèces de foraminifères avec des formes originales que le commun des mortels ne soupçonne pas.

et pour terminer, d’autres foraminifères du genre Trifarina et ressemblants

La plus grande partie de ces foraminifères reste à déterminer . Si vous avez la connaissance, n’hésitez pas!
Je mettrai en ligne prochainement un tableau des formes issues de l’environnement (bryozoaires, épines d’oursins) présentes aussi dans les branchies de ce poulpe.
Une belle surprise ce poulpe, n’est ce pas ?


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