Nosy Bé, la réserve de Lokobé

Nous sommes à Nosy Bé pour un voyage d’écovolontariat portant sur l’évolution de la biodiversité sous-marine. Nous en profitons pour visiter la réserve de Lokobé sur cette ile. Pour y aller de notre hôtel d’Ambatoloaka, il nous faut prendre le minibus.

Arrivé à la plage d’Ambatozavavy, il nous dépose et nous marchons dans la mangrove.

C’est marée basse.

Nous découvrons les crabes violonistes minuscules, de deux à trois centimètres qui se réfugient dans leur trou à notre passage. Une de leur pince orange et blanche est énorme, paraissant disproportionnée. Ils l’utilisent, entre autre, pour creuser et nettoyer leur trou.

Il y a aussi nombreux coquillages échoués le long de la plage. 

Les palétuviers laissent apparaître leur racines dressées. Leur fruits sont de grandes et longues gousses. Lorsqu’elles tombent à marée basse, elles se fichent dans le sable et germent. A marée haute, elles flottent à la surface de l’eau et vont ainsi coloniser de nouveaux territoires.

Nous embarquons sur les pirogues qui nous attendent.

Par groupe de quatre par pirogue, il nous faut ramer pour mériter la réserve. Arrivés sur la plage à l’entrée de la réserve, nous nous préparons; pantalon, manches longues (il fait 30°C), anti-moustique, chaussures adéquates, eau et bien sûr, l’appareil photo.

Nous traversons un petit village traditionnel où sont suspendus des nappes brodées .

Bientôt, notre guide nous montre un caméléon, d’un vert très « chlorophylle », il peut se camoufler dans les plantes alentour.

Sa femelle est tout prêt aussi discrète parmi les plantes, elle est orange et noire.

Nous nous enfonçons dans la forêt. De toutes petites grenouilles sautent, très colorées. Celles-ci ne sont pas venimeuses contrairement à leurs cousines des forêts d’Amérique du Sud.

Un gros boa est suspendu dans des branches et rampe lentement. Sur les troncs d’arbres les lézards sont nombreux.

Un bel oiseau rouge se pose près de nous. Vue fugace…

Dans les arbres, des makis courent, sautent, regardent de leurs grands yeux ces intrus de la forêt que nous sommes.

Un lémurien aux yeux rouges nous observe discrètement.

Une chouette dort sur une branche.

Nous croisons plusieurs araignées aux formes étranges, une araignée crabe, une autre très poilue, une troisième sur sa toile mesure près de douze centimètres avec ses pattes étalées.

Le long du chemin, des pieds de vanille ont été plantées pour faciliter la récolte. A l’ombre, ces orchidées poussent comme des lianes le long de tuteurs. Les fleurs sont pollinisées par la main de l’homme, faute d’insecte pollinisateur (il vit au Mexique) puis donnent des fruits, les gousses de vanille, vertes puis jaunes. Récoltées, elles seront plongées dans l’eau chaude selon plusieurs manipulations précises en temps et en température pour exhaler le parfum de vanille que nous connaissons.

Au retour de la visite, nous nous installons à table devant un magnifique repas préparé par des élèves de l’école hôtelière de Nosy Bé. Crabes, salades composées, poisson, brochettes de crevettes et brochettes de zébus, nous sommes gâtés.

Un arrêt pour faire quelques achat de nappes ajourées brodées, masques rituels, pirogues miniatures, bracelets en corne de zébu et nous embarquons pour le retour.

C’est marée haute. Plus besoin de marcher dans la mangrove ou sur la plage. Par contre, il va falloir ramer plus longtemps…

Nous retrouvons le minibus qui nous ramène à l’hôtel.

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