
Je pars fin décembre en espérant trouver un peu plus de chaleur et de soleil que dans notre région parisienne.
Après quatre heures de retard, dont la moitié étaient dues au brouillard à Roissy, j’arrive à l’aéroport de Sao Vicente, l »ile principale. Il fait beau et chaud mais l’air est très sec. Un taxi m’attend. Il me conduit à l’hôtel et le soleil est couché. L’hôtel, de style familial, surplombe la ville et je fais quelques photos depuis la terrasse. J’aime regarder les maisons bleues, roses, orange qui donnent de la gaité à cette ville.

Le chauffeur qui m’avait emmenée hier à l’hôtel m’ emmène faire le tour de l’île par la route.

Nous sommes allés au Monte Verde qui n’est pas vert du tout car il fait très sec. Il culmine à 156 mètres. Arrivés tout en haut nous avons fait une petite marche, vu un rapace ainsi que de jolies fleurs. Il y avait d’un côté une forêt de sisals (agaves) et de l’autre, une forêt d’antennes car c’est le plus haut point de l’île.

Ensuite nous sommes allés dans un village de pêcheurs, Salamanca où tous les habitants allaient vers la fontaine chercher de l’eau.
Cette eau provient de Mindelo, la grande ville de l’île où l’eau de mer est désalinisée. Ensuite nous sommes allés vers l’est vers Calhau, une petite ville en bord de mer.
Il y avait de grandes dunes de sables blancs qui tranchaient avec la lave noire. Du sable sec très dur était ciselé par endroit, c’était magnifique!

Plus tard, le chauffeur m’a laissé faire ma randonnée d’une heure autour de volcan qui surplombe la ville de Calhau. Au début, il y avait un sentier près de la mer qui était un peu déchaînée. Je pouvais admirer les vagues s’éclater sur la lave noire.

Le soleil restait bien caché entre les nuages.

La lave cordée semblait montrée sa viscosité. Parfois, un effondrement laissait apparaitre un tunnel de lave, jusqu’au moment ou le sentier s’est arrêté. J’ai poursuivi au hasard dans la lave en direction du le volcan et puis j’ai rebroussé chemin en me disant que ce n’était pas la bonne route. Je me suis arrêtée et regardé la carte qui était bien trop petite pour indiquer un chemin de randonnée.

J’ai coupé dans le champ de lave vers le volcan, sur la lave cordée qui accrochait bien aux pieds, pas de risque de glisser.
A d’autres moments, c’était des grosses pierres de lave qui barrait ma route hasardeuse et c’était plus difficile pour avancer… Et j’ai continué vers le volcan. Puis les pierres sont devenues très grosses et très anguleuses, des trous plus profonds… Alors j’ai rangé l’appareil photo et je me suis accrochée à la roche…
J’ai poursuivi et j’ai aperçu un petit chemin qui longeait la mer en contrebas. Je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il disparaisse sous la mer. C’était probablement marée haute.
J’ai alors escaladé la pente du volcan qui était assez raide. Avec le bruit des vagues et en pleine nature, de toute façon, je me sentais bien, enfin, j’étais quand même très concentrée sur mes pas.
Au détour du chemin , j’ai aperçu, la ville ! enfin! J’étais dans la bonne direction.
Mais je ne me doutais pas que le plus dur restait à faire. J’étais sur la pente abrupte du volcan avec la mer directement en dessous… Je pense, un bon 60%… Et des pierres de lave qui roulaient… Face à moi, une grande caverne effondrée. Il fallait donc que je remonte trois à quatre mètres pour poursuivre mon chemin vers la ville.

J’ai continué de plus en plus lentement en faisant très attention. La fatigue commençait à se faire sentir… Et puis, j’ai vu un homme qui courait vers moi en escaladant les rochers, c’était mon chauffeur qui venait à ma rescousse! La pente était vraiment abrupte et puis nous sommes arrivés à la voiture.
Donc, cette petite rando a duré deux heures au lieu d’une. Vraiment, ce n’est pas aménagé pour les touristes!
Ensuite nous sommes allés voir le petit port de Calhau.
Nous sommes passés à côté une vallée cultivée presque verdoyante dans cette île très sèche . La nappe phréatique ici n’est pas très profonde, une vingtaine de mètres tout au plus. Haricots, maïs,patates douces, pommes de terre…
A Mindelo, le chauffeur s’est arrêté près du marché , légumes et fruits, puis au marché aux poissons.



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